Cadre de Gestion environnemental et Social du projet "En Marche Vers Zéro Retard de Croissance"

RESUMER EXECUTIF
Contexte et objectif du projet
Le programme « En marche vers zéro retard de croissance à Djibouti » exécuté par le Ministère de la santé et financé par la Banque Mondiale, a pour objectif de développement de contribuer à la réduction de retard de croissance des enfants de moins de 5 ans. Dans le cadre de l'élaboration de ce programme, il a été nécessaire de mettre à jour le Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) dans le but minimiser les effets négatifs potentiels du projet qui prennent en compte les activités de la composante de situation d’urgence et de protéger l’environnement et les populations contre les impacts négatifs potentiels des activités liées à la prestation de soins et la gestion des déchets issus des activités de santé bien que les sites de leur implantations ne sont pas encore connus.
Objectif du CGES
Le cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) permet d’orienter les activités du projet de manière
à Ce que les questions environnementales et sociales soient prises en compte et gérées dans toutes les activités mises en œuvre. Pour cela, il s’agira d’identifier les risques associés aux différentes interventions du projet et de définir les procédures et les mesures d’atténuation et de gestion qui devront être mises en œuvre en cours d’exécution du projet. Le CGES définit le cadre de suivi et de surveillance ainsi que les dispositions institutionnelles à prendre durant la mise en œuvre du programme et la réalisation des activités pour atténuer les impacts environnementaux et sociaux défavorables, les supprimer ou les réduire à des niveaux acceptables.
La république de Djibouti a connu ces derniers mois des pluies diluviennes et inondations. Ces inondations ont lourdement endommagé les matériels, équipement médicaux et mobiliers bureautiques du gouvernement (administration, hôpitaux…Etc.). Compte tenu de cela, c’est ajouté la survenue d’une pandemie de COVID qui a été déclarée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une urgence de santé publique de portée internationale. Enfin, le pays a également fait face à une invasion des criquets qui a dévasté les récoltes dans plusieurs régions.
Afin de faire face à ces trois urgences, le Ministère de la Santé en coordination avec le Ministère de l’Agriculture et avec l’aval de la Banque Mondiale, ont décidé d’activer la composante contingente d’intervention d’urgence qui est la composante 4 du projet « En marche vers zéro retard de croissance ». La composante contingente d’intervention d’urgence du projet est débloquée en cas de besoin d’urgence, d'assistance, force majeure et ou de contraintes de capacité. Qui permettra une allocation rapide d’un budget pour y faire face à ces situations. Ce qui est le cas chez nous à Djibouti. Les activités qui seront financées par cette composante incluent (i) du matériel diagnostique et des médicaments pour identifier et traiter les cas de malaria et de dengue ; (ii) des équipement, matériel, équipement de protection individuels et travaux civils pour combattre le COVID ; et (iii) l’acquisition de pesticides, la prestation de services ainsi que des transferts monétaires et appui en moyens agricoles et pastoraux face à l’invasion des criquets pèlerins.
Ce CGES a été mis à jour pour prendre en compte les activites liees a la prevention et prise en charge d’individus touches par les fièvres malariales et de dengue. La gestion des impacts associés aux activités liées à la lutte contre le COVID sont présentées dans un CGES spécifique au COVID, qui est en court de préparation. Quand a la gestion des impacts associés aux activités de lutte contre l’invasion des criquets pèlerin, un CGES et un Plan de Gestion des Pesticides ont été préparés et publiés sur les sites internet de la Banque Mondiale et du Ministère de l’Agriculture.
Cadre politique, législatif et institutionnel relatif aux sauvegardes environnementales et sociales
Les objectifs du projet cadrent parfaitement avec les orientations de l’État de Djibouti sur la protection de l’environnent.
Au plan législatif et réglementaire, plusieurs textes disposent sur les aspects environnementaux et sociaux notamment la gestion du cadre de vie, les pollutions et les nuisances, la gestion des déchets biomédicaux, les ressources naturelles (faune, flore, eau), la procédure d’EIES, la tenue foncière. Le Projet se doit d'être en conformité avec les dispositions de ces textes.
Au plan institutionnel, la politique environnementale est conduite par le Ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Environnement et précisément la Direction de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.
Au regard des exigences environnementales et sociales dans les projets de santé, il s’avère nécessaire d’améliorer la gestion environnementale et sociale, à travers un programme global de renforcement des capacités des principaux partenaires du secteur.